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Quelques clés pour aborder le mentorat avec un entrepreneur immigrant

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Le Québec est une terre d’accueil. De nouveaux arrivants, venus des quatre coins du monde, apportent une contribution et une couleur nouvelle à l’économie québécoise. Ils se distinguent aussi par des intentions d’entreprendre supérieures à la moyenne et n’hésitent pas à se lancer en affaires, faisant face à un double défi : immigrer et entreprendre.

Qu’est-ce qui distingue l’entrepreneur immigrant d’un autre ?

Selon, l’indice entrepreneurial de la Fondation de l’Entrepreneurship, l’intention d’entreprendre est plus élevée chez les entrepreneurs immigrants mais on retombe dans la moyenne nationale lorsqu’il s’agit de franchir le pas et de créer une entreprise. L’étude révèle également que les entreprises fondées par des immigrants comptent en général moins d’employés que celles créées par des entrepreneurs natifs du Québec bien que plus portées vers l’international.

Il est important d’analyser plus finement ces statistiques et d’y porter un regard objectif. Ces écarts trouvent leur source dans certaines difficultés auxquelles les entrepreneurs immigrants sont souvent confrontées :

  • Leur connaissance de la culture d’affaires québécoise n’est pas toujours suffisante lorsqu’ils se lancent;
  • Ils ne sont pas suffisamment conscients des aides disponibles (et le mentorat ne fait pas exception);
  • Ils font face à plus de frilosité des institutions financières;
  • Leur réseau de contacts est limité.

Comment pouvons-nous agir pour accompagner ces entrepreneurs et être un acteur de leur réussite en tenant compte de cette singularité ?

Le mentor face à un entrepreneur immigrant

Deux personnes, deux cultures. Ce choc culturel est autant social que professionnel…voire entrepreneurial. On n’imagine pas combien il est différent d’entreprendre au Québec comparativement à d’autres régions du monde (surtout non anglo-saxonnes). Prenons seulement l’exemple de la gestion financière, de taux d’endettement ou de la relation avec les institutions financières qui déroutent tant les entrepreneurs immigrants. Parlez-leur de la fameuse « historique de crédit » pour voir. Sans parler de la gestion des ressources humaines qui est si intimement liée à la culture.

Le mentor, qui n’est pas familier avec ces différences, ne va pas toujours comprendre les questionnements et/ou percevoir certaines réactions du mentoré. Au même titre qu’il pourra parfois être dérouté par des choix de gestion opérationnelle ou une approche moyen/long terme de certains aspects de l’entreprise qui ne sont pas monnaie courante au Québec (où l’action court terme et l’approche essai/erreur va primer sur une approche analytique plus approfondie).

Ce défi n’est pas insurmontable pour le mentor. Mais il est primordial de comprendre ces subtilités afin que son apport soit efficace. Je dis souvent que le mentor est un miroir pour l’entrepreneur et qu’il doit lui renvoyer l’image la plus réaliste possible. Avec un entrepreneur immigrant, le risque est de renvoyer une image qui peut être involontairement déformée par une mauvaise perception du mentor ou simplement une distorsion de la réalité.

Comment pouvons-nous aider ces entrepreneurs immigrants à mieux réussir ?

D’abord, on pourrait imaginer qu’un mentor issu de l’immigration serait la solution. Je le pense, en ce sens qu’il partagera sûrement, de façon plus fine, les préoccupations de son mentoré. Chez SAGE, il y a déjà des mentors immigrants mais encore en nombre limité. Il serait intéressant de trouver des pistes pour en inspirer d’autres.

Par contre, je n’écarte évidemment pas le fait qu’un mentor né au Québec, pourra apporter d’autres aspects fondamentaux. Faire un décodage fin des pratiques d’affaires québécoises, aider son mentoré à comprendre les subtilités de la culture d’ici pour mieux adapter un produit ou un service, constitueront des atouts essentiels pour guider l’entrepreneur mentoré à cheminer dans son parcours. Une autre façon de trouver des pistes pour progresser.

Cela dit, je crois fondamentalement que beaucoup de choses se jouent dans le réseau. Le grand handicap des nouveaux arrivants est leur manque de contacts. Hors, le mentor doit pouvoir jouer un rôle fort dans la stratégie de construction d’un réseau stratégique. Partager et faire comprendre cette culture de réseautage, propre au Québec, doit être intégré par le mentor. Il peut par exemple ouvrir son propre réseau et faciliter l’introduction de son mentoré dans certains réseaux d’affaires.

Encourager les entrepreneurs immigrants, c’est contribuer au Québec de demain

En terminant, le Québec est actuellement confronté à une forte pression démographique qui se traduit par des difficultés à trouver une relève pour les entrepreneurs qui ont fait le Québec inc. La vitalité et la croissance de notre économie passe par de nouvelles créations d’entreprises.

Les immigrants qui entreprennent ont un vrai rôle à jouer. Leur taux de succès doit devenir comparable à la moyenne nationale. Une réussite qui créera de la valeur économique dans notre société.

Le mentorat est en ce sens un formidable levier.

Francis Bélime, mentor immigrant chez SAGE Mentorat d’affaires.

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